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  • Daniel Buren

    Du 23 septembre 2006 au 07 janvier 2007

    Rotation, Travail In Situ

    Daniel Buren
    Né en 1938 à Boulogne-Billancourt, France
    Vit et travaille in situ
    En 1965, Daniel Buren met au point son « outil visuel » : des bandes verticales alternées blanches et colorées de 8,7 cm de largeur, répétant ses rayures à l'infini et sur tous les supports. Le choix d'un motif fabriqué industriellement répond à son désir d'objectivité. En 1966, Buren s'associe avec les peintres Olivier Mosset, Michel Parmentier et Niele Toroni, avec lesquels il organise des manifestations très controversées, créant le groupe BMPT. Ce qui lie « BMPT » est la pratique commune de la répétition systématique d'un même motif, ainsi que la volonté de s'opposer radicalement à la scène artistique parisienne, très académique. Ce travail est l'occasion d'examiner non plus seulement les limites physiques de la peinture, mais également les frontières politiques et sociales du monde de l'art.
    Se posant toujours en théoricien de son propre travail, Daniel Buren accompagne toutes ses installations d'un descriptif, de notes explicatives : de l'emploi dans les premières toiles d'un tissu industriel constitué de bandes égales et verticales blanches, à l'utilisation de ce tissu comme lieu de l'inscription de la peinture, à la peinture comme non-lieu. Buren met très vite au point le concept de travail in situ, c'est-à-dire d'une intervention artistique intrinsèquement liée au lieu dans lequel le travail est programmé et réalisé. Buren procède toujours à une analyse du lieu en révélant ces particularités les plus significatives et les moins visibles. Buren parle lui-même « d'instrument pour voir », car paradoxalement, en se limitant à un motif unique, il parvient à un élargissement du champ visuel du spectateur. L'œuvre révèle le lieu et ce lieu même la rend intransportable et donc éphémère.
    Au musée à Sérignan, Daniel Buren présente un dispositif in situ qui entretient un dialogue avec l'architecture des lieux. En effet, il intervient sur la totalité des parois vitrées du musée. L’artiste tire parti de la transparence et propose un jeu de couleurs et de formes, mis en mouvement dans l’espace par la lumière naturelle. A chaque heure du jour, le public découvrira une nouvelle installation. Cette œuvre donne à voir une véritable mise en abyme de l'espace par l’explosion de la couleur. L'impression d'éclatement de l'oeuvre, accentuée par les projections sur les murs et le sol, incite le spectateur à un déplacement non plus seulement du regard mais du corps tout entier.
    D’autres œuvres de Daniel Buren sont présentes dans les collections du musée de sérignan dont la Cabane éclatée aux caissons lumineux, pièce majeure de l’artiste ainsi que la série de dessins préparatoires à "Rayonnant", commande publique pour les pourtours de la Cigalière réalisée en collaboration avec l’architecte Nicolas Guillot.

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  • Lawrence Weiner

    Du 23 septembre 2006 au 07 janvier 2007

    A means to an end / un moyen une finalité

    Lawrence Weiner
    Né en 1942 à New York, USA
    Vit entre New York et Amsterdam, Pays-Bas
    Depuis 1968, les œuvres de Lawrence Weiner sont des propositions linguistiques écrites sur un mur choisi par le collectionneur ou l'institution détentrice. Les phrases de l’artiste américain sont des titres d'œuvres qu'il a réalisées pour sa part dans son atelier, sans les communiquer au public, et qu'il transmet en offrant la possibilité d'une nouvelle matérialisation. C'est pourquoi Weiner se déclare sculpteur. La réalisation oscille donc entre liberté et contraintes, comme l’indique l'ensemble des clauses que Lawrence Weiner publie dès 1968 dans la revue Art News pour définir son travail :
    1. L'artiste peut construire le travail.
    2. Le travail peut être fabriqué.
    3. Le travail peut ne pas être réalisé.
    Chacune de ces possibilités étant équivalente et en accord égal avec l'intention de l'artiste, le choix d'une condition dépend de la façon dont la pièce est perçue par celui qui la reçoit.
    Ses pièces se présentent sous la forme de « statements », ou d’énoncés, écrits sur le mur en lettres géantes. Décrivant de façon impersonnelle des actions simples ou bien des matériaux, ces morceaux de phrase engagent le spectateur dans une nouvelle relation à l’oeuvre qu’il ne s’agit plus de voir mais de concevoir. En même temps, la typographie et la mise en espace des groupes de mots composent une véritable partition visuelle alternant lignes droites et brisées. Ces énoncés sont des propositions avec une forte charge poétique liée à l'imaginaire et à l'éphémère.
    « (...) Ce qui m'intéresse quand je fais une pièce, c'est de trouver un matériau et de travailler avec lui. Mon travail est vraiment matérialiste, comme celui de la sculpture historique. C'est la raison pour laquelle je suis un artiste d'atelier. Ensuite, je fais une traduction du matériau dans la langue. L'objet me fascine, j'aime l'idée de le prendre, l'idée de faire l'art. Mais le matériau seul, sans la langue, perd son sens. Tout travail d'un artiste a un titre. Le titre c'est mon travail. »
    Lawrence Weiner inscrit des phrases en anglais et en français sur les cimaises du musée à Sérignan. Ces interventions prennent tout leur sens par les proximités des œuvres de la collection, et par le rapport poétique à ces dernières. L’artiste américain intervient également au dessus de l’espace d’accueil dans le "puits de lumière" qui traverse les étages du musée pour lequel il réalise une œuvre permanente.

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MUSÉE RÉGIONAL D'ART CONTEMPORAIN LANGUEDOC-ROUSSILLON
146, avenue de la plage - BP 4 - 34 410 Sérignan
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